La mobilisation agricole s’intensifie en Aveyron. Face à la flambée du GNR et à l’accord de libre-échange UE-Australie, la Confédération Paysanne appelle à manifester devant la préfecture de Rodez ce mercredi.
La Confédération Paysanne de l’Aveyron appelle ses militants à se rassembler ce mercredi 1er avril devant la préfecture de Rodez, après une rencontre à 10 h 30 entre une délégation et la préfète.
Une mobilisation s’inscrit dans un contexte de colère croissante face à la hausse du prix du Gasoil non routier (GNR) et à la signature d’un nouvel accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Australie, perçu comme une menace pour l’agriculture française.
Opération escargot à Rodez
Mardi 31 mars, les transporteurs routiers aveyronnais, soutenus par le syndicat OTRE 12, ont organisé une opération escargot à Rodez pour dénoncer l’inaction du gouvernement face à la flambée des prix des carburants. Une quarantaine de poids lourds et de bus ont paralysé la circulation dès 7 h, partant de la zone d’Arsac pour rejoindre le centre-ville et la préfecture.
Les professionnels du transport, déjà fragilisés par la crise, réclament des aides immédiates et une baisse du prix à la pompe, estimant que les mesures gouvernementales (50 millions d’euros d’aides pour avril, soit 20 centimes par litre) sont insuffisantes et trop lentes à se concrétiser.
Un mouvement national
Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement plus large : des opérations similaires ont eu lieu à Paris, en Pays de la Loire, en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine.
Face à « l’envolée » des tarifs à la pompe, les transporteurs réclament des mesures urgentes « pour remédier aux préjudices subis depuis le début du conflit au Moyen-Orient » quand les agriculteurs, dénoncent une aide jugée dérisoire (4 centimes de baisse sur le GNR) face à une hausse de plus de 60 centimes par litre.
La FNSEA et la Confédération Paysanne appellent à des actions plus fortes si leurs revendications ne sont pas entendues. « La Confédération paysanne de l’Aveyron entend montrer à l’État de quel bois elle se chauffe » prévient le syndicat.







