Chaque matin, Midi Libre vous livre les informations marquantes des municipales. "Debout les urnes", c’est notre récap' quotidien d’une campagne corsée à l’heure de votre café serré.
Vous avez raté les derniers rebondissements de la campagne des municipales 2026 ? Midi Libre fait le point pour vous tous les matins dans son rendez-vous quotidien : « Debout les urnes ». Retrouvez, jusqu’au second tour le 22 mars 2026, l’essentiel des infos du scrutin à déguster en même temps que votre petit-déjeuner.
Le fait du jour
Sept candidats ont dépassé les 10 % à Saint-Jean-de-Védas, dans l’Hérault, et sont donc en mesure de se qualifier pour le second tour des élections municipales. Le fait est inédit.
Dans cette commune de 13 300 habitants, Patrick Hivin (20,04 %), ancien adjoint aux sports et aux associations du défunt édile François Rio, est en tête du scrutin, avec 20,04 % des suffrages exprimés.
Municipales 2026 : une « septangulaire » avec sept candidats au second tour à Saint-Jean-de-Védas… la situation est inédite
\u27a1\ufe0f https://t.co/GYKYoa9ZL3 pic.twitter.com/hmtcq1zPCY— Midi Libre (@Midilibre) March 16, 2026
Derrière lui, Emmanuelle Mysona (Aimer Saint-Jean Ensemble) : 16,03 % ; Christophe Van Leynseele (Dans les Pas de François Rio) : 14,08 % ; Michel Masson (Agir pour Saint-Jean) : 13,68 % ; Richard Plautin (Ensemble pour les Vedasiens) : 13,15 % ; Florian Depret (Pour Saint-Jean) : 12,25 % ; Philippe Hippert (Le Collectif Védasien) : 10,81 %.
« Personne ne veut perdre, mais on ne doit pas oublier qu’on a l’intérêt général à défendre », a réagi Patrick Hivin auprès de Midi Libre, déterminé à ne fusionner qu’au prix d’une analyse « valeur par valeur ». Une « septangulaire », si l’on peut employer ce terme, se dessinerait donc à Saint-Jean-de-Védas, un fait clairement rarissime.
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La phrase du jour
Nier l’évidence c’est se mettre à portée de baffes
Cette phrase vient de Robert Ménard, élu maire de Béziers avec 65,60 %, qui a réagi auprès de Midi Libre. « C’est aussi une victoire contre ceux qui promettent tout et n’importe quoi. On n’a pas fait une seule promesse. C’est le pari du bon sens. Quand j’entendais les quatre listes en face de nous dire que la ville n’avait pas vraiment changé, comment peut-on dire des absurdités pareilles. Comment dire que la sécurité ne s’est pas améliorée à Béziers ? Tous les chiffres le disent. À force de nier l’évidence, le réel te saute à la gueule en te faisant mal. Nier l’évidence c’est se mettre à portée de baffes. Les baffes, ce sont les Biterrois qui les ont distribuées. »
Le chiffre : 57,17 %
Ce dimanche 15 mars, le taux de participation aux élections municipales a été de 57,17 %, soit le deuxième plus faible taux sous la Vème République après le scrutin de 2020 qui s’était déroulé en pleine pandémie de Covid. En plein Covid, le taux de participation était de 38,77 %.
En 2014, il était de 63,55 %. Le taux de participation en 2026 reste donc en baisse de près de six points par rapport au scrutin de 2014.
La vidéo du jour
La tendance du jour
« Il n’y a pas de tsunami » en Occitanie après le premier tour des élections municipales, analyse le politologue montpelliérain Michel Crespy dans un entretien accordé à Vincent Coste, journaliste politique à Midi Libre. Ce premier tour confirme la résistance de La France insoumise (LFI) et du Rassemblement national (RN).
« Personne ne fait un score complètement inattendu », analyse l’expert. « On ne peut pas dire qu’il y a un camp qui va largement l’emporter, ni que ça préfigure l’élection présidentielle. »
Pas de surprise non plus à Montpellier, où le politologue ne voit pas « comment Michaël Delafosse pourrait être battu », « à moins que les autres fassent une coalition générale ».
L’issue du scrutin à Nîmes serait plus incertaine, duel entre la gauche et le RN ou match à trois si les deux listes de droite issues de la majorité de Jean-Paul Fournier fusionnent. Les alliances définitives doivent être déposées en préfecture avant ce mardi 17 mars, à 18 heures. La situation s’éclaircira un peu plus à ce moment-là.
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