Municipales 2026 : mis en examen pour viols et réélu au premier tour, ce maire ne peut venir au conseil municipal que sous escorte

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En Haute-Vienne, le maire sortant de Boisseuil, mis en examen pour viols, a pourtant été réélu dès le premier tour des élections municipales, dimanche 15 mars 2026. S’il est présumé innocent, il fait l’objet d’une mesure d’éloignement et n’a pas le droit de vivre ni de se rendre librement dans la commune qui l’a réélu maire.

Il a été réélu avec 55 bulletins d’écart avec son adversaire Amandine Coiraud mais réélu quand même. Philippe Janicot, maire sortant de Boisseuil, en Haute-Vienne, a été élu au premier tour des élections municipales le 15 mars 2026 malgré une mise en examen en décembre et un placement en détention provisoire suite à plusieurs plaintes pour viol, rapporte Ouest-France.

Fin décembre, le maire de Boisseuil et vice-président de Limoges Métropole, avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire et assigné à résidence à Bordeaux, souligne Le Populaire du centre. Quatre femmes l’accusent de viols, ce qu’il conteste. L’édile n’a pas encore été jugé et reste présumé innocent.

Si Philippe Janicot a été réélu dès le premier tour, il n’a pas le droit de se rendre librement dans sa commune de 3 000 habitants proche de Limoges. Le maire peut toutefois se rendre en Haute-Vienne dans le cadre de son mandat municipal et de ses fonctions de vice-président de Limoges Métropole, précise Sud-Ouest.

Pour son installation au premier conseil municipal samedi, Philippe Janicot sera donc sous escorte, accompagné des gendarmes.

« Une situation globale incompréhensible »

« Mon client conteste la qualification pénale des faits de viols. Nous allons faire appel de la détention provisoire de monsieur Janicot », avait précisé son avocat Me Emmanuel Raynal à France 3 le 18 décembre.

Son adversaire à l’élection municipale, Amandine Coiraud (liste divers gauche et citoyenne), évoque une « situation globale incompréhensible ». « On a réussi à élire un maire qui n’est pas là, qui n’est pas sur le territoire », a-t-elle confié à France 3.

« Les élus doivent faire preuve d’exemplarité »

À une semaine du premier tour, 200 femmes engagées dans la vie politique ou associative avaient signé une tribune appelant à ne donner « aucune voix aux agresseurs », sans viser une personne en particulier. « Les violences sexuelles et sexistes (VSS) en politique sont inacceptables, avait souligné Gulsen Yildirim, présidente du conseil départemental de la Haute-Vienne. Les élus doivent faire preuve d’exemplarité sur ce sujet. »

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