La prière qui marque la fin du ramadan s’est déroulée sur les terrains annexes du stade de la Mosson. Un moment chaleureux et spirituel auquel plus de 22 000 personnes ont pris part.
C’est l’illustration de l’incontestable vitalité de la communauté musulmane montpelliéraine. Ce vendredi, plus de 22 000 personnes se sont rassemblées sur les terrains annexes de la Mosson pour célébrer l’aïd-el-fitr, la fête de la fin du ramadan. Le flux continu des fidèles s’est étalé sur deux terrains et demi de foot.
Dons de solidarité
La cérémonie, désormais bien ancrée dans les habitudes des familles qui achèvent le mois de jeûne, était organisée par deux des lieux de culte de La Paillade : la mosquée de la Miséricorde, située au Grand-Mail et la mosquée Averroès. « La sunna dit que la prière de l’aïd-el-fitr doit se faire en plein air, car cela permet de rassembler le maximum de fidèles » précise Mustapha El Kouzini, l’imam de la grande mosquée.
Avant la célébration proprement dite, un appel aux dons est effectué. « C’est comme une purification, l’aumône permet de réparer. Et c’est un symbole de solidarité pour les plus pauvres » poursuit le responsable religieux. Cette année, cette « zakat-el-fitr » est fixée à 7 ou 8 euros par personne et servira à l’achat de colis alimentaires destinés aux enfants de la bande de Gaza.
Deux projets de mosquée
Le rassemblement, toujours impressionnant, a aussi été l’occasion pour les responsables des deux lieux de culte de rappeler deux projets de nouvelles mosquées.
Le premier prévoit le déplacement de la mosquée de la Miséricorde au niveau de l’ancienne tour de Catalogne, au milieu du Grand-Mail. « Aujourd’hui beaucoup de personnes prient dehors » explique Mahfoud Benali, l’un de ses responsables. Le permis de construire a été déposé pour ce projet évalué à 1,5 M€ et une collecte de fonds est en cours pour en financer la construction.
Le second est à un horizon plus lointain mais porte sur le déplacement de la mosquée Averroès à la place de l’ancien foyer de la Sonacotra à côté de la caserne des pompiers de La Paillade. « Actuellement on dérange beaucoup de monde, le lycée, le CFA, le dépôt de Tam » poursuit Mahfoud Benali. Le futur lieu de culte envisagé abriterait également une école d’arabe ainsi que des logements mis en location « pour financer les charges ». Sur les premières esquisses, il serait doté d’un minaret d’une vingtaine de mètres de haut.








