Pompier : le contrôleur général Éric Florès, directeur du Sdis 34 est nommé officiellement chef d’état-major à Marseille

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Le directeur du Sdis de l’Hérault, contrôleur général Éric Florès, quitte ses fonctions le 1er septembre. Il part à Marseille comme chef d’état-major de la zone de défense et de sécurité Sud après neuf années de présence dans son département de naissance.

La nouvelle est officielle depuis ce mercredi 25 mars, et c’est le contrôleur général Éric Florès, lui-même, directeur du Sdis de l’Hérault, qui l’a annoncé. « Je quitte le département de l’Hérault pour rejoindre Marseille ». Après la saison des feux, Éric Florès gérera la zone de défense Sud – qui s’étend sur trois régions Paca, Occitanie et Corse, de la limite des Hautes-Pyrénées à l’ouest, à l’Italie à l’est du pays, en tant que chef d’état-major. Il est actuellement à la tête des pompiers de l’Hérault depuis la fin de l’année 2017, soit environ 5 000 hommes et femmes, volontaires ou professionnels, répartis sur quelque 70 centres. Un service incendie qui a la spécificité, dans l’Hérault, de gérer un pélicandrome à Béziers, le seul sur le territoire national et qui présente, tous les ans, face aux feux, de juin à septembre, trois avions capables d’intervenir sur l’ensemble du territoire en soutien des hommes au sol ou en primo-intervenant. Une unité qui pourrait faire des émules sur des zones sensibles face aux risques incendies, mais qui dépend d’une décision politique assumée depuis des années par le Conseil départemental héraultais.

« Une très grande reconnaissance de l’État »

« C’est, pour moi, une très grande reconnaissance de l’État. Il vient de me confier une très belle mission alors que mon contrat allait s’achever dans quelques mois, » admet le contrôleur général Eric Florès. « Cette promotion fait partie d’une évolution de carrière. Cela fait neuf ans que je suis à la tête du Sdis de l’Hérault. Je pouvais faire une année de plus, après il fallait partir. Cette opportunité s’est présentée avec le départ annoncé de l’inspecteur général Noisette. J’ai tout de suite postulé parce qu’il n’y a pas des postes d’une telle envergure tous les ans. J’ai la chance d’avoir été retenu. Je vais désormais coordonner les services et les opérations interministérielles de la sécurité civile sur l’ensemble de cet immense territoire qui court de Tarbes à Bastia jusqu’à la frontière italienne. C’est un magnifique challenge qui m’est offert. J’ai hâte. » La zone de défense sud couvre un territoire de 21 départements regroupés en 3 régions, 5 888 communes, 112 804 km² soit 20 % du territoire national et 10 841 101 habitants, soit 15 % de la population française.

Pour autant, le contrôleur général garde une attache sur son département de naissance. « Je suis né dans l’Hérault et je reviendrai parce que ce département est sur le territoire où l’État m’a donné des missions. Je travaillerai directement en lien avec le préfet de région avec qui j’ai déjà œuvré pendant la pandémie de Covid. C’est très différent de ce que je faisais ici, mais c’est tout aussi passionnant. Les fonctions qui me sont confiées me permettront de rester en lien étroit avec notre territoire. Chaque fois que cela sera nécessaire, pour la gestion des feux de forêt à l’échelle de la zone, mais aussi pour toutes les interventions liées aux risques naturels, je serai présent. »

Le plus jeune contrôleur général de France

Éric Florès a été le plus jeune contrôleur général de France, à 48 ans, quand il a reçu ses étoiles (des bûchers, chez les pompiers) ainsi que ses insignes de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur, le 10 juillet 2018, et cela peu de temps après avoir pris ses fonctions dans l’Hérault. En quittant Vailhauquès pour Marseille, il rejoint Jacques Witkowski, l’actuel préfet des Bouches-du-Rhône et de région, avec lequel il a eu l’occasion de gérer l’épisode du Covid dans l’Hérault. D’ici le mois de septembre, date de son départ, Éric Florès continuera de s’investir. « Cela pour finaliser les dossiers qui sont en cours, et notamment l’achèvement de l’aménagement du pôle de Gignac et la problématique des urgences dans les services de santé. »

Selon les informations de Midi Libre, quatre officiers supérieurs postuleraient pour remplacer Éric Florès dans ses fonctions de directeur du Sdis. Deux, auraient, pour l’heure, la faveur des politiques et de la préfecture de l’Hérault. Un seul remportera le poste.

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