Mondial 2026 : "Même si on me paye, on ne me fera pas monter et m’asseoir là-dessus", les gradins de la peur à Toronto

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Le Stade de Toronto (Canada), qui accueillera la Coupe du monde de football 2026 en juin, va voir son nombre de places augmenter de près de 17 000 sièges. Des rénovations qui interrogent chez les supporters et font remonter de vieux traumatismes.

« Les gradins seront tout à fait sûrs »: les gérants du stade de Toronto, qui va augmenter sa capacité pour les matches du Mondial 2026 avec des tribunes temporaires, tentent de rassurer le public qui s’inquiète de la solidité de l’édifice.

Le BMO Stadium, renommé Stade de Toronto pendant le tournoi, est le plus petit des 16 stades du Mondial avec une capacité de 28.000 sièges. Pour respecter les normes établies par la Fifa, il a fallu ajouter environ 17.000 places en construisant deux tribunes derrière les buts : 7.000 sièges pour la Sud et 10.000 pour la Nord.

Traumatisme encore vif

Mais leur construction a entraîné des commentaires inquiets ou moqueurs sur les réseaux sociaux. Un internaute a lancé sur X : « Vous imaginez avoir bu 12 bières et remonter ces gradins « rénovés » ?? ». Un autre a assuré que « très respectueusement, même si on me paye, on ne me fera pas monter et m’assoir là-dessus ».

Les images postées sur les réseaux de ces structures métalliques hautes de plusieurs dizaines de mètres rappellent en effet à certains observateurs le stade Furiani de Bastia, en mode XXL.

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En mai 1992, quelques minutes avant le début de la demi-finale de Coupe de France entre Bastia et Marseille, la tribune Nord – – montée à la hâte et ouverte malgré les alertes de sécurité – – s’était effondrée sous le poids des supporters. La catastrophe a fait 18 morts et plus de 2.300 blessés, provoquant un traumatisme encore vif aujourd’hui dans le pays.

« Les gradins seront tout à fait sûrs », a répondu mardi Nick Eaves, directeur des opérations de Maple Leaf Sports and Entertainment, la société gérante du stade, lors d’une visite de presse des installations.

Estimant la polémique sans fondement, il a souligné que les travaux avaient été confiés à Arena Group, le leader mondial de la construction de gradins temporaires. Le premier grand test aura lieu le 9 mai, quand l’Inter Miami de Lionel Messi viendra affronter le Toronto FC lors d’un match de MLS qui se jouera à guichets fermés.

« Multiples visites » de la Fifa

« Nous prévoyons de tester et d’utiliser chaque morceau de cette nouvelle infrastructure », a expliqué Nick Eaves. La Fifa prendra le contrôle du stade le 13 mai, un mois avant l’entrée en lice du Canada au Mondial dans la capitale de l’Ontario.

Mais l’instance mondiale du football surveille déjà de très près les travaux, a affirmé Sharon Bollenbach, directrice exécutive du comité local d’organisation du Mondial.

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Les inspecteurs de la Fifa « comptent tous les sièges, regardent chaque siège, ils déterminent leur visibilité » sur la pelouse, a-t-elle expliqué. « Il y a eu de multiples visites de la Fifa qui ont approuvé les travaux ».

Selon Mme Bollenbach, Toronto ne dépassera pas le budget de 277 millions de dollars de travaux alloué pour accueillir six matches du tournoi. Et ce malgré les difficultés rencontrées, comme le froid polaire et les abondantes chutes de neige qui se sont abattus sur l’est du Canada cet hiver.

Il a fallu aussi protéger la pelouse, faite de 95 % d’herbe naturelle et de 5 % de fibre synthétique, une recommandation de la Fifa. Le gazon a été bâché pendant les mois les plus froids cet hiver mais les racines ont poussé grâce à un système combinant chaleur et lumière, a expliqué Chris Shewfelt, vice-président chargé des opérations commerciales au Toronto FC.

« Début mars, quand on a débâché la pelouse, elle était verte », s’est-il félicité, affirmant que le stade de Toronto aurait « l’un des meilleurs terrains des 16 villes-hôtes ».

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