Pour le milieu de terrain de Nîmes Olympique Vincent Pires, de City à la cité… des Antonins

admin
Par
admin
6 min de lecture

National 2 / 23e journée / NO – Goal. Par sa vision du jeu et sa technique, le milieu de NO fluidifie le jeu croco.

En football, le ballon ne tourne pas toujours rond. Dans un monde normal, Vincent Pires, 30 ans, n’aurait jamais dû se retrouver au quatrième échelon fédéral, cette saison. À même pas 20 ans, premier contrat pro en poche, l’actuel milieu de terrain de Nîmes Olympique effectuait ses débuts… en Ligue 2, en novembre 2015 avec le Paris FC. Deux ans après avoir été capitaine de l’équipe de Gambardella demi-finaliste en 2012-2013, éliminée par Bordeaux.

À 14 ans, il signe à Manchester City !

Mieux, à 14 ans, le natif de Paris (IXe), alors collégien, avait signé à… Manchester City pour six saisons !  »J’ai fait deux essais là-bas et quelques matches en U14, mais City n’a été qu’une parenthèse. En 2009, il y a eu l’affaire Kakuta (*), je me suis retrouvé bloqué et je suis rentré en France », confie, ce mercredi matin, Vincent Pires, posé sur un banc à l’entrée du bâtiment, à la Bastide. Loin de la City Football Academy, le centre d’entraînement des Citizens :  »A la base, je pense que j’aurais pu faire une plus belle carrière. Après, ce sont les aléas du foot et de la vie. »

Dire que le vestiaire vit bien est un doux euphémisme

Qu’importe. À Nîmes, le joueur est épanoui, se régalant autant dans le vestiaire que sur le terrain :  »J’ai connu beaucoup de groupes dans ma carrière et celui-là est l’un des meilleurs en termes d’humain. Il n’y a pas de brebis galeuse. »

Juste, peut-être, quelques chambreurs…  »Je savais qu’il avait signé à City en jeunes, mais ils se sont vite rendu compte de leur erreur », s’esclaffe son coéquipier Othmane Benhamza, traînant par-là.  »Il a fait un “city” avec ses potes », poursuit, taquin, le coach Mickaël Gas, qui connaît l’importance de son joueur dans le groupe :  »Vincent, c’est le plus Nîmois des Parisiens (sourire). » Dire que le vestiaire croco vit bien est un doux euphémisme.

« C’est peut-être grâce à ce mois à l’hôtel que ça a pris. On est des rescapés »

Si, sur le terrain, les résultats n’ont pas tardé à venir, l’été dernier, en revanche, chacun est un peu arrivé au compte-goutte dans le Gard. Et si, finalement, tout était parti de là ?

 »Franchement, cette saison est incroyable sur tous les plans, réagit Pires, emballé. Sur le plan humain, Anthony (Dupré) a recruté des joueurs qui étaient un peu en galère de projet, on ne va pas se mentir, on est des rescapés. C’est exceptionnel ce que l’on a vécu. On s’est tous retrouvé à l’hôtel quand on est arrivé et c’est peut-être grâce à ce mois à l’hôtel que ça a pris. Ce sont des moments durs qui font que ça soude un groupe. »

Uni à tel point que NO, à 8 journées de la fin, est 2e à un point du leader, Cannes. Des Crocos qui ont gagné 12 matches en 22 journées, avec Pires titulaire à neuf reprises lors de ces succès. Indispensable.

À deux doigts de dire stop l’été dernier

 »Vincent, c’est un joueur d’expérience, de devoir, de collectif, un régulateur, avec une vision du jeu, bien placé, propre techniquement, énumère, dithyrambique, le directeur sportif nîmois Anthony Dupré. Il a aussi un super bon jeu de tête (buteur contre Fréjus, 3-0, 3e journée). C’est un facilitateur de jeu. »

Pourtant, rien n’était vraiment gagné pour que Pires, qui sortait de quatre solides exercices en National, à Sedan (2021-2023) puis Châteauroux (2023-2025), capitaine de la Berrichone la première année, rejoigne le N2 et la cité des Antonins.  »L’été dernier, j’ai même songé à arrêter après une deuxième partie de saison compliquée à Châteauroux », confie-t-il.

Deux jours de réflexion avant de dire oui

Jusqu’à ce coup de téléphone de Dupré, mi-juillet :  »Antho me demande si je suis intéressé par Nîmes. J’en parle à ma femme, j’ai pensé à elle et je me suis dit qu’il fallait aussi qu’elle kiffe. Jusqu’à présent, elle avait connu Sedan, Châteauroux, Auxerre… que des villes où il n’y a rien à faire (sourire). Alors, j’ai dit oui et, deux jours après, j’étais là (contrat fédéral). »

Huit mois plus tard, à l’heure de recevoir Goal FC (9e), ce samedi à 18 h, NO et Pires jouent la montée en Ligue 3.  »Contre Goal, ça va être dur. C’est une équipe qui n’a presque plus rien à jouer, les joueurs veulent se montrer. » Pires, de son côté, sera bien là. Au service du collectif…

(*) En 2009, le Lensois Gaël Kakuta, 18 ans, avait signé à Chelsea. Suite à une plainte du RCL à la FIFA, le transfert avait été annulé dans une logique de protection des jeunes joueurs français par rapport à la concurrence des clubs étrangers.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr