Disparus de l’Aveyron : "Assassin ! Assassin ! ", Cédric Prizzon aurait étranglé Angela et Audrey, retrouvées enterrées au Portugal

admin
Par
admin
6 min de lecture

Arrêté mardi lors de sa fuite au Portugal, le policier aveyronnais a tenté jusqu’au bout de tromper les enquêteurs. Mais son fils a révélé le lieu où les deux corps avaient été enterrés.

Il est arrivé sous les cris d’« Assassin, assassin ! «  au tribunal de Vila Nova de Foz Côa, une petite ville de 7 000 habitants, au nord du Portugal, pour y être officiellement mis en examen pour ses deux crimes. Crâne rasé, veste kaki, pantalon gris, Cédric Prizzon a été rapidement escorté par les officiers en civil de la police judiciaire portugaise, chargés de l’enquête depuis l’arrestation du fugitif, révélée mercredi par Midi Libre.

Recherché depuis le 20 mars en France, puis dans toute l’Europe, cet ancien policier de 42 ans va devoir désormais s’expliquer sur les raisons et la façon dont il a mis fin aux jours des deux femmes de sa vie. Audrey Cavalié, 40 ans, la mère de son fils de 13 ans, et Angela Legobien-Cadillac, 26 ans, avec qui il avait eu une petite fille en 2024, étaient recherchées, avec leurs enfants, après s’être évaporées le 20 mars du petit village de Vailhourles, près de Villefranche-de-Rouergue.

Une disparition immédiatement jugée très inquiétante par la justice, compte tenu du lourd contentieux familial qui obsédait ce colosse, plusieurs fois condamné pour ne pas avoir respecté les décisions judiciaires, concernant la garde de son fils aîné.

Reconnu coupable, tout comme Audrey, de violences réciproques lors d’une dispute, il s’est ensuite jeté dans une bataille sans fin, au nom de son fils.

« Pour lui, cette première condamnation était injuste » explique Philippe, l’un de ses proches à Midi Libre.

Une rancœur attisée par les décisions judiciaires

« Elle lui avait donné deux coups de couteau de cuisine dans le ventre, lui jurait qu’il n’avait fait que la maîtriser. Pour lui, sa compagne était protégée par la justice. C’est cette décision qui avait été le moteur du premier rapt. »

Un enlèvement de son fils qui lui vaudra une deuxième condamnation, et de nouvelles restrictions à son droit de visite, qui ne feront visiblement qu’attiser sa rancœur. « Il avait été très bon dans la préparation de cet enlèvement » se souvient Philippe. « Il avait vendu une voiture, ou une moto, pour avoir du liquide, et quand l’enquête s’était déclenchée, il était déjà loin avec son fils. L’image que son fils avait de son père était pour lui très importante. Tout ça ne colle pas avec l’idée que j’avais de ce personnage. Je ne suis pas du tout surpris que les enfants n’aient rien eu. Mais pour Angela, ça me dépasse. »

C’est pourtant cet enfant, aujourd’hui âgé de douze ans, qui a assisté au pire, et a permis aux policiers portugais de progresser. Car lorsqu’il est arrêté dans son fourgon Mercedes, par un contrôle de gendarmes, à Meda, mardi soir, Cédric Prizzon va tenter de brouiller les pistes : selon Le Parisien, il admet qu’il a bien kidnappé les deux femmes, mais dit les avoir « abandonnées en Espagne, saines et sauves, après une dispute. »

Le jeune garçon, en état de choc, va révéler une tout autre réalité, après avoir été longuement interrogé, en français, par la PJ portugaise. Il va raconter que son père a enterré les deux femmes, après les avoir étouffées ou étranglées. L’enfant va aussi réussir à conduire les enquêteurs jusqu’à ce lieu, qui se trouve pourtant à plus d’une centaine de kilomètres de là : il se souvient que se trouvaient à proximité deux grandes antennes paraboliques de télévision, surplombant cette forêt, qui est un parc naturel, dans la Serra de Nogueira.

Pourquoi ce terrible passage à l’acte ?

C’est là, après quelques recherches, que les deux corps seront finalement découverts dans la journée de mercredi. Pourquoi ce terrible passage à l’acte ? Les deux femmes ont-elles été tuées sur place ? Les crimes ont-ils eu une temporalité différente ? Et pourquoi ce terrible passage à l’acte ?

Ce jeudi soir, aucune communication officielle de la justice portugaise n’avait encore eu lieu, à l’issue des premiers interrogatoires de Cédric Prizzon. Les enfants ont été confiés à un service d’assistance sociale judiciaire spécialisé, et devraient rapidement être remis à leur famille, en Aveyron, avec un suivi psychologique important, notamment pour le fils aîné.

La justice portugaise pourrait se dessaisir de cette enquête et en confier l’intégralité du traitement au pôle criminel de Montpellier : Cédric Prizzon serait alors rapidement transféré vers l’Hérault, pour y être incarcéré.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr