Pourquoi l’assurance-vie est-elle devenue le produit préféré des Français, ces champions de l’épargne ?

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Les cotisations en assurance-vie se sont élevées à 192 milliards d’euros en 2025, selon France Assureurs, qui précise que "la collecte nette atteint quasiment 51 milliards d’euros pour la première fois depuis 15 ans". Ses avantages se résument à trois mots : flexibilité, protection et performance.

« On va vers l’assurance-vie avant tout pour des raisons fiscales » : conseil en gestion de patrimoine à Narbonne, Thierry Souquet n’y va pas par quatre chemins. Selon lui, si le produit est si courtisé, c’est parce qu’il permet de faire des économies. Surtout fiscales, lorsqu’il s’agit de successions. « Aujourd’hui, ce qui coûte le plus cher, c’est la succession, enchaîne-t-il. C’est entre 20 % et 45 %, avec un abattement d’un peu plus de 100 000 euros ».

« Ce qui intéresse les épargnants, poursuit-il, c’est de pouvoir transmettre un capital. Avec l’assurance-vie, chaque enfant bénéficie d’un abattement et, de plus, il n’y a pas de limite au nombre de bénéficiaires ». Il rappelle qu’un portefeuille boursier « est fiscalisé à 31 %, d’où l’intérêt des épargnants pour l’assurance-vie ». « Aujourd’hui, les deux produits les plus attractifs sont l’assurance-vie et le PER (plan épargne retraite, NDLR) », insistent Julien Valéro et Reynald Lemaître, qui dirigent le cabinet Capfinances 34 (Hérault).

« Des revenus sans impôts et sans droits de mutation »

Pour ces derniers, l’assurance-vie est un peu « un couteau suisse », dont la réussite dépend « de ce que l’on met dedans », ajoutent-ils. Pour Olivier Grenon-Andrieu, du cabinet montpelliérain Equance, « l’assurance vie était une enveloppe au départ qui permettait d’avoir des revenus sans impôts et sans droits de mutation ». Il développe : « On transmet après décès et on peut transmettre même à des tiers. Alors qu’en règle générale, quand on transmet à des tiers, on n’a qu’un abattement à 1 520 euros, là, on a un abattement de 152 500 euros, même s’il n’y a aucun lien de parenté ».

« Au-delà, précise-t-il encore, il y a un barème à 20 % jusqu’à 852 500 euros. C’est pour cette raison qu’il y a eu un tel succès, face aussi à la retraite par répartition, puisqu’on savait qu’on n’allait pas retrouver notre argent au moment de toucher la retraite ». Dans son dernier rapport, en date de fin mars, France Assureurs a révélé que le taux de rendement de l’assurance-vie s’était élevé à 3,3 % en 2025. Contre 2,5 % pour les comptes à terme, 2,2 % pour les livrets A et LDDS (livret de développement durable et solidaire).

Un produit « plutôt sur du moyen-long terme »

L’assurance-vie « présente l’avantage de pouvoir placer son argent de manière sécurisée avec un rendement attractif », confirme Thierry Thiberge, président de Meilleurtaux Placement. De plus, ajoute-t-il, « on a une fiscalité plus réduite dès lors qu’on dépasse les 8 ans de détention ; la flat taxe (le prélèvement forfaitaire unique, passé de 30 % à 31,4 % NDLR) s’applique sur les 8 premières années, au bout de 8 ans, on a la possibilité de pouvoir faire des rachats partiels sur son contrat, avec des abattements de 4 600 euros ou 9 200 euros si on est célibataire ou marié ».

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« L’assurance-vie, c’est plutôt du moyen-long terme, conseillent Julien Valéro et Reynald Lemaître, surtout pas du court terme. Le mieux est de garder le produit au moins 5 ans, d’où l’importance de bien répartir son épargne en fonction de ses besoins à court-moyen terme ». Le Livret A, placement de court terme, restant une option « en cas de coup dur ».

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