Au matin du 1er janvier 2026, un couple de Valognais, la trentaine, rentrait d’une soirée en boîte de nuit où il avait fêté le Nouvel an. C’est l’homme qui avait pris le volant. La femme, dans un premier temps, s’était assoupie : la fatigue et un peu d’alcool qui allait laisser une trace de 0,60 g dans le sang. Pas vraiment de quoi perdre le sens des réalités.
Pourtant, sortant de son sommeil, la femme, en prie à des hallucinations, persuadée que leurs deux enfants étaient à l’arrière de la voiture, se déchaîne soudain contre son compagnon, à coups de poing, à coups de pied, le mordant au visage. L’homme, au volant, s’arrête, tente de repartir, mais les coups ne cessent pas. Une amie, au téléphone avec la femme, est témoin des propos incohérents qu’elle tient et de l’atmosphère hors-norme qui règne dans la voiture.
Les gendarmes sont arrivés au domicile du couple à 7 heures du matin. Ce n’était pas de lui que venait le récit de la nuit : il n’en avait pas parlé parce que c’était compliqué pour un homme d’avouer être victime de ce genre de violences. Mais les traces des violences étaient parfaitement visibles sur son visage.
Une éruption incontrôlable de violences
Comment expliquer cette éruption soudaine de violences, de la part d’une femme qui n’avait jamais eu un tel comportement ? Certes, le couple était au bord de la rupture, mais c’était surtout pour lui qu’il était difficile d’accepter la séparation (aujourd’hui, l’homme et la femme sont chacun de leur côté et se partagent la garde de leurs deux enfants).
Pour Me Hairon, l’avocate de la femme, l’alcool que celle-ci a consommé dans la soirée ne peut expliquer son attaque hallucinée contre son compagnon. D’ailleurs, elle ne se souvient de rien. Et si, dans cette soirée festive, elle avait été victime d’un geste malveillant dans son verre ?
L’hallucination paranoïaque dont elle a été la proie dans la voiture interroge.
La femme reconnue pleinement coupable
Reconnue coupable des violences qui ont laissé des traces au visage de son désormais ex-compagnon, la femme a été condamnée à suivre un stage de responsabilisation pour la prévention et la lutte contre les violences au sein du couple, à accomplir dans un délai de 6 mois sinon elle devra payer une amende de 1 000 €.
Ce jugement ne figurera pas sur le volet B 2 de son casier judiciaire.
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