Promotions, concurrence et météo… La fraise française coûte-t-elle vraiment moins cher cette année ?

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Cette année, la production française de fraises connaît un essor par rapport à 2025 grâce à une météo clémente. Portées par des volumes importants et une faible concurrence espagnole, plusieurs variétés voient leurs prix baisser en rayon. Les distributeurs multiplient les promotions pour écouler ces stocks périssables.

Elles sont sucrées, rouges et gourmandes, les fraises sont bien de retour sur nos étals. Et pour notre plus grand bonheur, elles sont moins chères que d’habitude. On vous explique pourquoi la star des fruits rouges est abordable.

À quels prix les trouve-t-on ?

Les petits fruits rouges de saison sont présents en nombre sur les stands des marchés ou dans les rayons des grandes surfaces, accompagnés bien souvent de promotions. Les fraises françaises semblent reprendre des couleurs face à leurs concurrentes espagnoles. Principale différence : le prix.

Les offres promotionnelles permettent de dynamiser la consommation.

Dans les grandes surfaces, les promotions sont affichées dans les rayons, mais elles varient en fonction de l’enseigne : 6,99 € les 500 g (soit 13,98 €/kg) de clery chez Intermarché, 2,69 € les 250 g de gariguette chez Carrefour (soit 10,76 €/kg). Le prix au kilo passe sous la barre des 10 €, notamment au Super U de Thézan-lès-Béziers : 2,49 € la barquette de 250 g de gariguette (soit 9,96 euros/kg). Lidl est une des enseignes les moins chères. Là, la barquette de 500 g de fraises d’origine française est affichée à 4,49 € (8,98 €/kg).

Si l’Occitanie ne fait pas partie des régions productrices les plus importantes, les fraises de Mauguio sont réputées dans le bassin montpelliérain. Et à La Cabane, s’il n’y a pas d’offre promotionnelle, les prix sont bien au rabais. « Nous la vendons deux euros moins cher que l’année dernière. Je pense que tous nos collègues sont dans la même situation que nous », avance Denyse Giner, productrice de La Cabane.

La fraise, un « fruit de luxe »

Dans cette grande surface de Montpellier, un client s’oriente directement vers une fraise d’origine française. « Elles sont très bonnes, elles ont un goût bien sucré, pas d’acidité, elles sont mûres bien que l’on soit tôt dans la saison ce qui est plutôt cool », se réjouit-il. Le prix ne semble pas être un frein pour le Montpelliérain, qui n’a « pas remarqué de baisse » et juge que la fraise reste un "fruit de luxe. Il y a des fruits beaucoup moins chers, comme les pommes, les poires ou les bananes. Mais ce n’est pas le prix que je regarde, plutôt la notion de plaisir. Un plaisir qu’on peut faire une fois de temps en temps. » Une vision partagée par Claude Gaubert, d’UFC-Que Choisir Montpellier : « Offre importante et grosse quantité de fraises, ce sont des facteurs qui vont contribuer à des offres promotionnelles, pour essayer d’écouler une marchandise. Mais je n’ai pas l’impression que le kilo de fraises soit nettement moins cher que l’année dernière. »

Les prix restent donc très intéressants, les dream et magnum sont à 10 € le kilo près de la préfecture héraultaise. « La fraise est un fruit périssable, qui ne peut pas se stocker. Il faut donc un équilibre entre l’offre et la demande à tout moment de la saison, pour éviter une surproduction et une crise. Les offres promotionnelles permettent de dynamiser la consommation », souligne Émeline Vanespen. Les prix pratiqués représentent donc « une opportunité pour maintenir un équilibre entre l’offre et la demande », commente la présidente de l’AOPN, l’Association d’organisations de producteurs nationale de fraises.

Le facteur météorologique

Il faut savoir que les prix affichés dans les grandes surfaces ou chez les producteurs locaux sont dus à une importante récolte. « Curieusement, malgré le très mauvais temps de cet hiver et les pluies incessantes, nous avons une très belle récolte. La chaleur est arrivée très vite, entraînant une surproduction assez importante », analyse Denyse Giner. « La météo chaude et ensoleillée a démarré sur le week-end de Pâques » et a perduré les jours suivants, abonde Emeline Vanespen. « Il y a plus de fraise de variété gariguette plantée cette saison », ajoute-t-elle, tout en évoquant une « légère augmentation des surfaces de production ».

La concurrence espagnole

Reste que la France doit faire face à la concurrence espagnole. De l’autre côté de la frontière, les prix restent particulièrement bas en raison des « coûts de production qui ne sont pas du tout les mêmes », expliquait Émeline Vanespen, l’an dernier, à Midi Libre.
Denyse Giner, elle, regrette « de voir encore des fraises d’Espagne » sur les étals français. D’autant que l’Espagne a connu d’importantes intempéries qui ont « engendré des problèmes de qualité. La fraise française est absolument incomparable : tout le monde voit la différence », fait remarquer la productrice héraultaise. Et Claude Gaubert, chargé de communication à l’UFC-Que Choisir Montpellier de renchérir : « Il y a un aspect gustatif, de qualité, qui finit par s’imposer auprès des consommateurs. Les fraises espagnoles ont des caractéristiques gustatives différentes et le consommateur commence à faire la différence. Je ne peux qu’encourager les consommateurs à privilégier effectivement la fraise française. »

À lire aussi : La fraise est de retour sur les étals : variétés, saison, prix, conservation… le guide complet pour bien choisir ce que vous achetez

Au final, une question nous taraude : quelles sont les meilleures fraises de 2026 ? « On retrouve la gariguette, la ciflorette, la charlotte, la mara des bois », tranche Émeline Vanespen.

 

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