Un homme de 29 ans a été condamné à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Béziers, ce mardi 20 avril, après avoir menacé de mort sa femme et l’avoir violentée, à Bédarieux. Une peine qu’il pourra effectuer à domicile, sous bracelet électronique.
C’est un dossier assez inextricable qu’a touché la barre du tribunal correctionnel de Béziers, ce mardi 20 avril. Le 19 novembre dernier, les gendarmes de la brigade de Bédarieux sont intervenus au domicile d’une famille, après avoir été alertés par une jeune mineure présente sur les lieux. Sa maman était en train d’être violentée par son mari. Le lendemain, la victime dépose une plainte et l’homme, un garagiste de 29 ans, est placé sous contrôle judiciaire en attendant son procès.
Quelque temps plus tard, l’épouse retire finalement sa plainte et le prévenu se retrouve en détention après que tous les deux ont avoué revivre ensemble, ce qui était prohibé par le contrôle judiciaire. « En dix ans de vie commune, il n’a été violent que cette fois », a-t-elle expliqué depuis le banc des parties civiles, ce mardi, en abordant le retrait de sa plainte.
« Je suis désolé, je lui ai fait vivre un enfer ce jour-là »
Au vu de la gravité des faits, commis devant plusieurs de leurs enfants, ce qui est une circonstance aggravante pour le prévenu, les poursuites n’ont pas été abandonnées par le parquet biterrois : une dispute a éclaté pour un banal sujet de croissants, l’épouse s’est réfugiée dans les toilettes, dont la porte a été défoncée à coups de couteau par le mari.
Qui, après avoir jeté la lame loin dans la cuisine, a violenté sa femme dans sa chambre pour lui dire de quitter le domicile, sous le regard des enfants. Avant de la menacer de mort : « Regarde bien le couteau, il va traverser ton gros corps », a décrit le président du tribunal de Béziers. « Je suis désolé, je lui ai fait vivre un enfer ce jour-là », a, pour sa part, concédé l’homme violent.
Le parquet de Béziers : « Notre rôle, c’est de protéger »
« Les déclarations sont la réalité de ce dossier, a, lui, affirmé le représentant du ministère public. Cette femme a décrit seconde par seconde ce qu’il s’est passé. Je ne sais pas si elle a beaucoup d’imagination ou s’ils veulent vraiment se réconcilier, ça les regarde. Mais notre rôle, c’est de protéger et on ne peut pas admettre une telle scène. On n’est pas passé loin d’un drame. »
Alors que le parquet avait requis trois ans de prison dont un an avec sursis, le tribunal correctionnel a condamné le prévenu à deux ans de prison dont un an de sursis probatoire. Une peine qui pourra être aménagée sous bracelet électronique.









