De Millau à Alès, de Perpignan à Rodez : surprises, incertitudes, ou confirmations. En Occitanie, le premier tour des élections municipales a rendu son verdict, ouvrant d’ores et déjà sur un entre-deux tours décisif.
En ce premier tour d’élections municipales, il y a les résultats attendus (Michaël Delafosse en ballottage très favorable à Montpellier, Robert Ménard ou Louis Aliot réélus au premier tour à Béziers ou Perpignan), et ceux que l’on avait moins vu venir (Julien Sanchez devant Vincent Bouget à Nîmes, Emmanuelle Gazel battue au premier tour à Millau, Christian Teyssèdre et Stéphane Mazars au coude à coude à Rodez), pour ne citer que quelques exemples, qui garantissent un entre-deux tours décisif. Et des négociations qui s’annoncent serrées et qui seront menées ces lundi et mardi 16 et 17 mars.
Géométrie variable
On observe aussi des vérités à géométrie variable selon le côté du Vidourle où l’on se place : la percée du Rassemblement national par exemple semble pour l’instant bien plus marquée côté Gard que côté Hérault.
Tout cela reste à confirmer dimanche prochain, mais reste cette certitude : l’élection municipale ne ressemble à aucune autre, en Occitanie comme ailleurs, où nul n’est assuré de toucher la fameuse prime au sortant (demandez à René Revol à Grabels), où personne ne peut jurer qu’enfiler les habits de son prédécesseur garantit de retrouver aussi ses scores électoraux (voyez avec Christophe Rivenq à Alès).
Demeure une inquiétude, du moins pour ceux qui se sont rendus aux urnes en ce dimanche : ils s’y retrouvent de moins en moins nombreux. Même pour les municipales.








