Invité de France Inter, Matthieu Delormeau se confie sans filtre sur la descente aux enfers qu’il raconte dans son livre Addictions, il a suffi d’une fois. L’ancien chroniqueur de Touche pas à mon poste alerte sur une addiction fulgurante et ses conséquences dévastatrices.
Invité de France Inter ce mardi 21 avril pour présenter son nouveau livre « Addictions, il a suffi d’une fois » en librairie demain, Mathieu Delormeau se livre comme jamais sur ses addictions et la descente aux enfers qu’il a vécue ses dernières années.
Le chroniqueur de Tout beau tout neuf explique que tout a commencé par une première soirée chemsex, durant laquelle des personnes consomment un certain nombre de substances illicites pour avoir des rapports sexuels pendant des heures, voire de jours. « Ça peut durer jusqu’à 5 jours, je vous laisse imaginer dans quel état on ressort au cinquième jour », indique le chroniqueur.
« Si vous êtes fragiles, ne touchez pas à ça »
Dès cette première soirée, Matthieu Delormeau raconte la vitesse avec laquelle il est devenu accro au GHB et à la cocaïne. « Il faut bien dire que si vous avez une quelconque fragilité mentale, ne touchez pas à ça, parce que pour la première fois, vous allez voir des solutions dedans qui sont miraculeuses pour des gens comme moi qui ont toujours été un peu anxieux », prévient-il. « Mais quand il y a une solution facile vous la payez un jour », ajoute-t-il.
Près de 4 grammes de cocaïne par jour
Arrivé à près de 4 grammes de cocaïne et 15 millilitres de GHB par jour, Mathieu Delormeau confesse être tombé très bas. Il estime même avoir eu de la chance de ne pas avoir fait d’arrêt cardiaque. « Il y a beaucoup de gens dans la drogue qui meurent sans vouloir se suicider, souligne-t-il. Moi je ne voulais pas me suicider mais je n’avais pas peur de la mort, alors je me disais si je ne me réveille pas demain ce n’est pas très grave. »
Pour dormir, le chroniqueur est forcé de consommer un important volume d’anxiolytiques et de médicaments. « Il fallait que je m’endorme en une minute, sinon je me mettais à réfléchir, puis je badais et je reconsommais », précise-t-il.
Une vie enfermée dans son appartement
Une descente aux enfers qui a commencé juste après le Covid, et suite à laquelle Mathieu Delormeau a fini par vivre uniquement dans son appartement, enfermé toute la journée dans le noir. « Je ne sortais pas de chez moi, j’avais peur des gens, j’étais parano », confie le chroniqueur.
Mais l’objectif de ce livre est avant tout de passer un message : « A tous les gens qui commencent à s’amuser le vendredi soir et à en prendre. Ensuite, c’est aussi le samedi soir. Puis, on se rend compte qu’on ne peut plus sortir et s’amuser sans le produit. Ensuite on passe à une prise tous les samedis, puis les vendredis et samedis. Puis un dimanche matin t’es un peu crevé, t’en prends un peu plus…. Ça va à une allure incroyable. Quand vous prenez de la drogue, ça paraît bon sur le moment, rappelez-vous toujours, toujours que le prix à payer derrière, il est fascinant, c’est de 1 pour 1 million, c’est trop lourd ! »





