Pour le spectacle "Spartacus, l’esclave qui défia Rome" qui sera joué dans les arènes du vendredi 24 au samedi 26 avril, ils seront plusieurs comédiens et cascadeurs à œuvrer aux côtés des figurants et des troupes. Regards croisés sur ce show historique.
Depuis le week-end dernier, les comédiens ont pu se mêler aux figurants dans le cadre des répétitions du spectacle historique sur Spartacus, l’esclave qui défia Rome, proposé par Edeis aux Journées romaines du 24 au 26 avril. Parmi eux, sur la piste des arènes, on trouve pour la première fois Kevin Cotte. Ce dernier a été choisi sur casting en fin d’année pour son profil complet : escrimeur, cavalier, cascadeur, comédien. Il a été, durant six ans, l’un des gladiateurs qui se produisaient dans les arènes du Puy du Fou, « j’ai fait ainsi beaucoup de combats, ce qui m’a bien mis le pied à l’étrier ».
C’est lui qui tiendra le rôle clé de Spartacus et pour ça sa condition physique doit être irréprochable : « Déjà, il faut que je sois prêt physiquement car le show va être assez long. C’est la première fois que j’ai un rôle principal dans ce genre de spectacle. Les organisateurs voulaient quelqu’un qui peut faire des cascades, de l’escrime, de l’équitation car, au début, je serai à cheval. C’est un rôle scénique. »
« Pour Spartacus, il y a de l’héroïsme »
Kevin Cotte, qui attendait cette dernière semaine pour avoir les consignes de la direction artistique, a choisi de s’imprégner de son rôle en regardant les films, séries sur Spartacus, en lisant aussi beaucoup des livres d’histoire. « Pour Spartacus, il y a de l’héroïsme, ce côté révolté, une grande définition de ce qu’est la dignité humaine pas compatible avec la condition de gladiateur de l’époque. Elle a bien changé après sa révolte ».
Kevin Cotte confie qu’il stresse un peu avant le jour J du premier spectacle vendredi 24 avril : « Je sais que j’ai bien de la chance de tenir ce rôle. C’est sur trois jours, ça va très vite passer ! Il va falloir que je repère bien les gens sur scène car on sera très nombreux lors du spectacle ». 500 personnes, dont 400 reconstitueurs, assureront en effet le show historique.
Grégory Nardella, alias Lucius le metteur en scène du spectacle sur Spartacus, a échangé son rôle de l’an dernier avec Éric Colonge, Cassius, l’historien. Pour Grégory Nardella, « ce nouveau rôle correspond plus à mon tempérament d’acteur. Cette année, on aura plus de mobilité et on sera plus intégré à la piste. Avec Éric, on travaille beaucoup en amont ».
Peu de traces historiques
Éric Colonge savoure déjà son rôle de metteur en scène : « Il est un peu plus posé, plus raisonnable, met l’artiste sur les rails de l’histoire même s’il laisse une grande liberté. Le metteur en scène a une idée qui est appliquée lors des jeux romains. Il s’appuie sur l’historien pour raconter cette histoire qui se déroulera sous les yeux du public. Ils imaginent des choses, c’est le même principe que l’an dernier. »
Le comédien a mené des recherches historiques sur Spartacus de son côté, sur internet : « Il y a très peu de traces écrites sur Spartacus. Un personnage qui n’était pas aimé par Rome qui a évité d’y faire référence… On a plein de zones d’ombre. On ne sait pas où il a rencontré son épouse. On a peu d’éléments sur sa vie en général. On sait où a débuté la révolte, ses raisons. »
Grégory Nardella et Éric Collonge ont travaillé en amont, appris des textes, notamment pour la partie historique supervisée par un spécialiste italien. Ils n’ont pas d’appréhension particulière, eux qui ont connu le fait de tenir un rôle devant plus de 10 000 spectateurs dans les arènes : « Ça porte ! » Ces acteurs, dont Julien Martin, alias Cruxius, mais aussi Robert Dupoux, l’empereur et président des Mercenaires du Temps, attendent avec impatience le moment de partager avec le public.






