Sur la ligne SNCF du Cévenol, un chantier d’envergure de confortement de murs de soutènement s’achèvera fin avril à Nîmes

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Sur près de 400 mètres, le long de la voie ferrée à Nîmes, au quartier nord de la rue de Porte Cancière prolongée, des travaux sont menés pour renforcer et sécuriser les murs de soutènement. La voie, fermée depuis le 7 avril, doit rouvrir le 30 du même mois.

En combinaison orange, casque de chantier sur la tête, plusieurs dizaines de techniciens œuvrent depuis le 7 avril au bord de la voie ferrée à Nîmes, dans le secteur nord de la ville, rue de la Porte cancière prolongée, près du chemin des Limites, dans le cadre d’une opération de confortement de murs de soutènement de la ligne du Cévenol. Depuis l’ouverture de la ligne il y a bien longtemps, un tel chantier d’envergure n’avait jamais été mené à bien.

Là, avant la réouverture de la ligne ferroviaire le 30 avril, en soirée, une course contre la montre est déjà lancée. La nature de ces travaux ne permet pas de circulation ferroviaire, ce qui a entraîné la mise en place de cars de substitution. Le choix du calendrier n’est pas anodin car il permet de réduire l’impact pour le transport des scolaires puisque ce chantier bat son plein durant les vacances de printemps.

Sur près de 400 mètres, dans une ligne droite, avant un tunnel dans la traversée nord de Nîmes, le travail consiste à réaliser des murs en béton, à mettre en place, grâce à une carotteuse, des évacuations d’eau en cas de forte pluie afin de moins fragiliser les enceintes.

« Un chantier très lourd »

Certaines structures ont été préservées mais rénovées, d’autres créées. « On peut dire que c’est un chantier très lourd car le but est d’éviter des chutes de pierres sur le pare-brise des trains qui auraient dû limiter leur vitesse sans ces travaux. Il n’y avait eu jusqu’à maintenant que des chantiers de maintenance, de maçonnerie, de débroussaillage mais pas de réparation lourde de l’ouvrage », décrit Jean-François Pérez, responsable du chantier.

Sur cette ligne du Cévenol, le même type de chantier de confortement de murs de soutènement concerne aussi les communes de Saint-Cécile d’Andorge et de Vézénobres au Mas des Gardies. Il s’agit de retenir par ailleurs des blocs de pierres à l’aide de grillage et de nettoyer les voies aussi. Des renouvellements de rails et de traverses sont également d’actualité à Boucoiran, Alès et La Grand-Combe.

En octobre et en novembre, 3 000 traverses devront être changées en Lozère, entre La Bastide et Langogne, avec une fermeture du trafic la nuit. Le coût de ce chantier d’ampleur s’élève à 3,2 M€ avec les participations de SNCF réseau et de la Région. Rien que les travaux nîmois mobilisent 350 000 €.

« Une ligne importante de notre région »

Dans le cadre d’une visite de chantier en présence de l’association des usagers de la SNCF, Frédéric Jallut, directeur régional adjoint de SNCF Réseau, a tenu à souligner la participation essentielle de l’État et de la Région Occitanie, l’investissement des agents, celui des entreprises mobilisées sur le terrain comme HTPI (région Auvergne Rhône Alpes) et Stras (basée à Béziers). Emmanuelle Arnaud, directrice de la ligne TER, a partagé son enthousiasme de pouvoir compter sur une ligne exploitable et sécurisée prochainement. "C’est une ligne importante dans notre région. Il faut assurer la maintenance de ces infrastructures, ce qui nécessite un investissement, de l’engagement", a souligné pour sa part Jean-Luc Gibelin, vice-président à la Région chargé des transports.

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