Les granulés de bois, utilisés pour le chauffage, peuvent émettre du monoxyde de carbone sans même être brûlés. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) tire la sonnette d’alarme sur les risques liés à leur stockage, déjà responsables de plusieurs intoxications. Un danger invisible qui impose des règles strictes de ventilation.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a lancé une alerte sur les risques liés au stockage des granulés de bois, utilisés pour les poêles et chaudières.
Attention aux pellets de bois
Sans même brûler, les pellets peuvent s’avérer dangereux, voire mortels. Le rapport paru ce jeudi 9 avril démontre qu’une réaction chimique naturelle serait en cause. « Les granulés peuvent émettre du CO sans combustion, par auto-échauffement résultant d’une oxydation naturelle des acides gras du bois », explique l’Anses.
Dans les cas les plus graves, l’intoxication au monoxyde de carbone peut entraîner des convulsions avec détresse respiratoire, un coma voire une mort rapide, selon l’agence.
Que faire en cas d’intoxication ?
Dans un article, nos confrères de France Info rapportent le cas d’un homme de 87 ans qui avait entreposé quatre tonnes de granulés de bois compressés dans son sous‑sol, non isolé du reste de la maison. Il avait été intoxiqué par les émanations provenant de ses sacs de pellets : un gaz inodore et indétectable qui s’était répandu dans l’habitation. L’octogénaire avait été pris en charge par les secours puis hospitalisé.
L’Anses recommande donc de stocker ce combustible dans un lieu séparé de l’habitation, totalement isolé des autres pièces et surtout bien ventilé. Si vous ressentez de façon simultanée des céphalées, des nausées et des vertiges, « une intoxication par du CO doit être suspectée », alerte l’Anses. Dans ce cas, il faut aérer les pièces, évacuer les lieux et contacter les secours.








