L’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants vient de démanteler une filière d’immigration clandestine entre la Libye, la Syrie et le port de Sète (Hérault) en septembre dernier. Le chef présumé, un Syrien basé dans l’Hérault, depuis incarcéré, demandait sa remise en liberté devant la cour d’appel de Montpellier.
La cour d’appel de Montpellier a tranché ce mardi 17 mars : Ali Hammami, soupçonné d’avoir organisé un trafic d’êtres humains en faisant entrer des migrants depuis la Syrie et la Libye, via la bétaillère Anakin dans le port de Sète (Hérault), reste en prison.
Ce quinquagénaire, Syrien bénéficiant du statut de réfugié, a reconnu en garde à vue, lors de son arrestation fin août 2025, avoir réceptionné des clandestins au port où il avait un accès. L’enquête de l’antenne de Montpellier de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants a établi que ces candidats à l’exil, déguisés en faux marins, pouvaient débourser jusqu’à 20 000 € pour le voyage.
« Empêcher une concertation frauduleuse »
« Il apparaît toujours indispensable d’empêcher une concertation frauduleuse entre l’intéressé et ses complices », justifie la cour d’appel de Montpellier, alors que l’enquête est toujours en cours, le commandant de l’Anakin et l’armateur ayant aussi, notamment, participé au trafic. « Eux sont sous contrôle judiciaire, mon client n’a pas le rôle de chef qu’on veut lui faire endosser », réagit Me Marc Gallix, l’avocat d’Ali Hammami. Les investigations se poursuivent.
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