une maman cache un dictaphone dans le sac de son bébé et découvre l’horreur chez sa nounou

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« Dégage dehors », « pousse-toi », « tu pues », « t’es chiant », « tu es vraiment une chiasse, tu es un fainéant », « ne joue pas, tu seras puni. » Les enregistrements sont d’une grande violence. Dans la petite commune de Saint-André-de-Lidon (Charente-Maritime), une ancienne nounou a commis des violences sur des enfants qu’elle gardait à son domicile. Sur deux bébés notamment, âgés de quelques mois seulement, qui ont vécu l’enfer chez cette assistante maternelle alors qu’ils n’avaient même pas un an. Les parents ont découvert l’horreur grâce à un dictaphone caché dans le sac à langer d’un des bébés. Témoignage.

Jugée le mercredi 25 mars 2026 au tribunal de Saintes, l’assistance maternelle agréée a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis, une obligation de soin pendant deux ans et à une interdiction de travailler auprès des mineurs pendant trois ans.

« On est soulagés car elle a été reconnue coupable »

« C’est peu, à nos yeux, témoigne la maman de Malo, Angélique. Mais on est soulagés car elle a été reconnue coupable. Notre voix a été entendue, même si elle récupère le droit de garder des enfants dans trois ans… ». Son fils Malo, âgé de 7 mois, est confié à la nounou en janvier 2023. Cette nounou, c’est une amie de la famille. Son mari travaille avec le papa de Malo depuis 9 ans et ils sont « plus que de simples collègues ». Les parents font donc confiance à cette proche. Mais rapidement, la famille de Malo voit le petit garçon changer de comportement. C’était en février 2024.

Des traces inexpliquées sur le corps

Deux mois plus tard, ils aperçoivent des premières traces assez étranges sur le corps de leur enfant. « Malo était un petit garçon très sage, gentil, souriant. Et du jour au lendemain, on avait un petit garçon rempli de colère à la maison. J’ai exprimé mes inquiétudes au pédiatre. Malo pleurait dès qu’il voyait la maison de la nounou, il avait des traces dans le cou. Quand il a su parler, il disait ‘non pas nounou’ », relate la maman, à Actu La Rochelle.

Quand on a vu les traces dans le cou, comme des marques d’ongles, mon conjoint a demandé des explications et la nounou était incapable de nous en donner. Mon compagnon lui a alors dit que c’était la première et dernière fois, sinon on préviendrait la PMI et on déposerait plainte. Elle a répondu « merci ». C’était fin avril 2024.

Angélique
Maman de Malo, victime de violences chez sa nounou

« Il disait ‘nounou fessée’ »

Les choses prennent une nouvelle tournure lorsque Malo commence à parler en décembre 2024. « Il disait ‘nounou fessée’, ces paroles ont été un élément déclencheur dans prise de conscience de la gravité de la situation », poursuit sa maman. C’est là que les parents décident de mettre un dictaphone dans le sac de Malo, lors d’une journée type chez sa nounou. Un audio de 7h, 7h de calvaire où l’enfant est maltraité, les autres aussi d’ailleurs.

Des enfants dans le cellier, d’autres punis dehors

« Nous avons immédiatement décidé de ne plus jamais lui confier Malo, cède Angélique. En discutant avec d’autres parents, on a appris qu’elle faisait dormir les bébés dans un cellier pour que son mari puisse se reposer en rentrant du travail, qu’elle punissait les enfants dehors alors qu’il faisait froid », poursuit-elle. Aujourd’hui âgé de 2 ans et demi, Malo se remet progressivement. Il a été suivi par une psychologue et est redevenu un petit garçon apaisé, même si le chemin est encore long.

« Parfois il ne comprend pas pourquoi on le fâche, mais il va mieux, il est plus serein, plus épanoui aujourd’hui », observent ses parents, qui ont encore le sentiment d’être passés à côté d’une « partie essentielle de leur rôle de parental » face à ces conséquences « lourdes et durables ». Son papa a démissionné pour ne plus avoir à travailler avec le mari de la nounou, entraînant une grosse dépression. Sa maman a suivi un traitement médicamenteux à cause de troubles du sommeil.

Le couple, rongé par la culpabilité

Le sentiment de culpabilité a rongé le couple. « Mon conjoint a écouté, pendant une nuit entière, l’audio de 7 heures. Il se demande comment il n’a pas pu voir que ça n’allait pas avant. » Les retranscriptions des audios sont terrifiantes. Malo n’est plus appelé par son prénom mais par son nom. Il est insulté, puni, menacé. On entend des bruits de main frappant une table. « Nous n’avions pas d’autre choix que d’envisager ce scénario, l’enregistrement était le seul moyen pour prouver les violences commises. » Et ils ont été entendus, pris au sérieux par le tribunal de Saintes.

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