Fabrice Creon vient de quitter ses fonctions de directeur de l’aéroport Béziers-Cap-d’Agde. Dans le même temps, les sept destinations saisonnières opérées depuis l’aéroport sont reconduites et sur le point de rouvrir progressivement.
Il avait pris ses fonctions en juin 2024 et sera donc resté moins de deux ans à l’aéroport Béziers-Cap-d’Agde. Fabrice Creon a quitté son poste de directeur de l’infrastructure depuis le 19 février dernier.
Depuis, une ancienne directrice assure l’intérim. « Et une procédure de recrutement est en cours », assure Philippe Vidal, le président du Syndicat mixte aéroport Béziers Cap-d’Agde. D’autant que la saison haute est sur le point d’être ouverte. Comme tous les ans, elle débute en avril. C’est à ce moment-là que les sept destinations saisonnières commencent à être assurées. Et toujours selon Philippe Vidal, il n’y a pas de changement dans le programme.
Shannon, Stockholm, Édimbourg…
D’ici quelques jours donc, seront progressivement mises en place les liaisons vers Shannon en Irlande, Stockholm en Suède, Édimbourg en Écosse, Düsseldorf en Allemagne, Bristol, Manchester et Londres-Lutton au Royaume-Uni, toutes opérées par Ryanair.
En hiver, seules les rotations vers Bruxelles-Charleroi et Londres-Lutton fonctionnent. Paris-Beauvais ayant été suspendu par la compagnie low-cost, le 31 octobre dernier. « Ils ont supprimé un avion basé à Beauvais qui desservait notamment notre aéroport », explique Philippe Vidal, lequel était en quête, il y a quelques mois déjà, d’une nouvelle stratégie. « Il ne faut pas être totalement Ryanair dépendant ». Le contrat qui lie l’aéroport biterrois à la compagnie irlandaise devait d’ailleurs arriver à échéance en mars 2026… Quid de la suite ?
Pour rappel, l’aéroport Béziers-Cap-d’Agde bénéficie du soutien financier de collectivités (Agglo Béziers Méditerranée, Hérault Méditerranée, Office de tourisme Cap-d’Agde Méditerranée, Département, Région Occitanie, Agglo de Sète, Domitienne) qui détiennent toutes des parts du syndicat. Un soutien à hauteur d’environ 20 euros par passager. Un fonctionnement critiqué par la Chambre régionale des comptes mais justifié par les élus par les retombées économiques et touristiques induites par l’équipement.
En 2024, près de 280 000 passagers ont utilisé l’infrastructure. En 2025, probablement moins en raison de la suspension de la liaison vers Paris-Beauvais.







