Une jeune femme de Saint-Lô (Manche) a dénoncé des violences commises par son compagnon entre avril et septembre 2025. Ce dernier a été arrêté et incarcéré à Coutances pour exécuter une des nombreuses condamnations prononcées par des tribunaux de Loire-Atlantique, où il demeurait avant de venir chez son amie à Saint-Lô.
Puis, la psychologue de la maison d’arrêt a signalé au parquet les menaces qu’il proférait le 6 mars à l’encontre de son ex. Cet homme de 26 ans a été jugé au tribunal de Coutances le jeudi 23 avril.
Trois ans de prison
La présidente fait état des déclarations de la victime : des coups fréquents, des menaces, des surveillances, l’interdiction de sortir sans lui, de s’habiller comme elle le souhaitait. Dans le box, le prévenu conteste, se contredit, reconnaît deux coups, et assure « c’est une mytho, elle ment ».
En détention, il a déclaré à propos de la victime :
Si elle me trompe, je la dégomme ; si ce n’est pas moi, c’est le quartier qui s’en charge.
Il réitère ses menaces à l’audience, précisant même que c’est prévu. Les magistrats tentent de lui faire comprendre la gravité de ses propos, en vain. Il assure être psychopathe, refuse de voir un psychiatre et de prendre un traitement, au motif qu’il n’est pas un camé.
Le tribunal a refusé l’expertise psychiatrique demandée par l’avocat du prévenu, qui perçoit l’Allocation adulte handicapé depuis 2021, vivait dans un squat, et a condamné l’homme à une peine de trois ans de prison dont 18 mois avec un sursis probatoire.
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