Elle se grime le visage de noir en plein discours à l’Assemblée : l’explication improbable d’une députée brésilienne pour justifier un blackface

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Une députée conservatrice brésilienne a fait polémique après s’être grimée le visage de noir, courant mars, en plein discours à l’Assemblée législative. Une action problématique, qu’elle a justifiée d’une manière pour le moins hasardeuse.

Au Brésil, Fabiana Bolsonaro, députée conservatrice dans l’État de Sao Paulo, a fait polémique après s’être peint le visage et les bras en noir. En se présentant avec un « blackface », la femme politique espérait faire passer un message… qui n’a pas été très bien reçu.

Comme le rapportent plusieurs titres de presse brésiliens, Fabiana Bolsonaro a dit vouloir « mener une expérience sociale » en réaction à la nomination de la députée fédérale Erika Hilton, une femme transgenre, à la présidence du Comité pour la défense des femmes.

Vergonha na Alesp! Pra tentar ridicularizar a Erika Hilton, a deputada Fabiana Bolsonaro se pintou de negra como forma de demonstrar que mesmo pintada ela não fica negra. Resultado? Ela foi denunciada na delegacia e pode perder o mandato! pic.twitter.com/rnAQ9CBJMN

— Vinicios Betiol (@vinicios_betiol) March 18, 2026

Une comparaison douteuse

Devant l’Assemblée législative, Fabiana Bolsonaro s’est écriée : « Je veux savoir : moi, une personne blanche ayant vécu toute ma vie comme une personne blanche, si maintenant, à 32 ans, je décide de me maquiller comme une personne noire, vais-je devenir noire ? Vais-je ressentir le mépris de la société pour une personne noire ? ».

Si la réponse est non, alors les femmes transgenres ne peuvent, selon son argumentaire, pas comprendre les obstacles auxquels les femmes cisgenres sont confrontées. « Ça me désole, car on nous prive de notre espace. Créez votre propre catégorie, la communauté des femmes trans », a-t-elle réclamé.

« L’analogie était claire »

« Fabiana Bolsonaro a franchi toutes les limites et s’est rendue coupable de racisme en séance plénière », a déploré la députée Ediane Maria, du parti PSOL. Elle a déposé plainte au nom de son parti auprès du Comité d’éthique, ret demande une enquête du parquet pour racisme et transphobie, relaie Globo. La députée Beth Sahao, qui souligne que « le racisme » et « la transphobie » constituent « des infractions », a également annoncé déposer plainte.

Face au tollé, Fabiana Bolsonaro a dénoncé une déformation de ses propos : « L’analogie était claire, seuls ceux qui refusaient de comprendre ne lont pas comprise. »

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