Du 3 au 11 avril, le festival Traversées porté par l’association Pêcheurs d’images est de retour avec une programmation riche qui met à l’honneur le cinéma espagnol.
Après 41 éditions, la thématique méditerranéenne semble toujours aussi riche et inépuisable. Ce vendredi 3 avril débute la 42e édition de l’emblématique festival de cinéma de Lunel Traversées organisé par l’association Pêcheurs d’images.
Jusqu’au 11 avril, plus de 50 fictions, documentaires, rencontres et expositions sont proposés à Lunel et dans les communes de l’agglomération avec toujours le même objectif en tête pour Thibaud Malarte, le coordinateur du festival : « Offrir à chacun l’opportunité de croiser des regards venus de différents horizons. La programmation est particulièrement diversifiée. Je suis persuadé que chacun trouvera de quoi lui plaire. » Du cinéma très grand public aux œuvres destinées aux spectateurs les plus cinéphiles, le festival se déroule en majeure partie au cinéma Athénée de Lunel.
16 invités prestigieux
Traversées débute vendredi 3 avril avec la soirée d’ouverture gratuite à l’espace Brassens. Au programme, la diffusion des sept courts-métrages en compétition originaires de la région Occitanie à 18 h, le concert du groupe La Belle époque swing à 20 h et une projection de Sauvage de Camille Ponsin en avant-première à 21 h. Le lendemain à 9 h, le festival propose un ciné-rando, une randonnée au départ de la mairie de Corconne pour discuter du film.
Comme l’année dernière, Traversées centre sa programmation sur « des films méditerranéens qui font se croiser les cultures et qui entretiennent l’idée forte de rencontre ». Parmi les 16 films de la sélection Meditarraneo, la projection de La Petite cuisine de Mehdi d’Amine Adjina samedi 4 avril à 16 h se fera en présence de Malika Zerrouki qui interprète Fatima, la mère de Mehdi. La diffusion en avant-première de Seuls les rebelles dimanche 5 avril à 18 h se fera en présence de la réalisatrice libanaise Danielle Arbid. Celle de Miss Mermaid jeudi 9 avril à 21 h en présence des deux réalisatrices Marion Verlé et Pauline Brunner. Sur toute la durée du festival, 16 invités sont attendus, majoritairement des réalisateurs.
Le cinéma espagnol à l’honneur
Après la Tunisie l’an dernier, le festival a souhaité mettre en valeur le cinéma espagnol. « Nous avons sélectionné 6 films parmi une vingtaine de coups de cœur », explique Thibaud Malarte. Parmi la sélection, il recommande d’assister à l’avant-première de Maspalomas d’Aitor Arregi et José Mari Goenaga (mercredi 8 avril à 20 h 45). Un film sensible et émouvant sur l’homosexualité et la vieillesse. « Avec cette programmation, on souhaite faire découvrir de nouveaux regards et on encourage à voir des films qui sortent de l’ordinaire. » Dans la même sélection, il propose aussi la diffusion du documentaire Histoires de la bonne vallée lundi 6 avril à 18 h, en présence du réalisateur espagnol José Luis Guerín. « Le film prend place dans une magnifique vallée espagnole où débute la construction d’une ligne à grande vitesse. Le réalisateur va alors à la rencontre des locaux, il filme la ruralité, la pollution sonore, le recul de la faune mais aussi la beauté des paysages. »
Des thématiques méditerranéennes partout dans le monde
Cette année encore, Traversées ouvre sa programmation sur le monde avec une sélection de sept longs métrages Échos du monde. « L’objectif est de faire découvrir des films internationaux aux thématiques qu’on estime méditerranéennes comme la migration et la situation géopolitique », détaille le coordinateur. Il cite par exemple le biopic provocateur Kneecap (samedi 4 avril à 16 h) sur le trio de rap de Belfast, devenu la figure de proue d’un mouvement pour défendre leur langue maternelle. Et aussi la fiction chilienne Le Mystérieux regard du flamant rose (mardi 7 avril à 18 h), Justa (mercredi 8 avril à 16 h), ou encore Des fleurs pour Tokyo qui aborde le deuil dans l’œil du japonais Yuiga Danzuka.
« Une pointure du cinéma »
Rendez-vous phare du festival, la projection en avant-première de Soumsoum, la nuit des astres mercredi 8 avril à 21 h se fera en présence du réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun. « C’est une pointure du cinéma. Il a été trois fois jury au Festival de Cannes et on a beaucoup de chance de l’avoir à Lunel », se réjouit Thibaud Malarte.
La soirée de clôture aura lieu samedi 11 avril à 18 h à l’espace Castel avec une projection des sept courts métrages « Méditerranée » en compétition (18 h), un concert des Hot jazz brothers (20 h) et une diffusion du documentaire La vie après Siham (payant) en présence de la productrice Camille Laemele à 21 h.








