Les agents de la police scientifique ont examiné la scène un long moment. Sous leurs combinaisons, équipés de masques et de gants, ces spécialistes de l’identité judiciaire ont tout inspecté, jusqu’à tard dans la soirée du jeudi 23 avril. Un peu plus tôt, dans ce secteur du 11e arrondissement de Marseille, un homme armé d’un couteau a été abattu par des policiers municipaux qui ont fait usage de leur arme à feu. Une enquête a été ouverte.
Voici ce que l’on sait au lendemain de cet homicide.
Atteint par trois balles
C’est en fait lors d’un simple contrôle routier, dans un secteur résidentiel cossu, du côté du boulevard des Libérateurs, que tout a basculé ce jeudi. Il est environ 17h30 : trois agents de la police municipale marseillaise qui circulaient là font signe à un automobiliste de s’arrêter. Et selon les premiers éléments, l’homme aurait bondi hors de son véhicule, menaçant. Une arme blanche à la main, il « s’est rapidement dirigé vers les policiers municipaux », indique la Ville dans un communiqué transmis à actu Marseille.
Les fonctionnaires « ont dû faire usage de leur arme de service », précise encore la Ville. Le conducteur s’effondre. Rapidement pris en charge par les marins-pompiers, cet individu âgé de 25 ans est finalement déclaré décédé, un peu après 18h.
Selon une source proche de l’enquête, il présentait trois plaies par balle.
Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt ?
Le profil de la victime n’a pour le moment que très peu filtré. D’après RTL, le jeune homme faisait l’objet d’un mandat d’arrêt et était sous contrôle judiciaire. Ce qui n’a pas été confirmé par le parquet de Marseille. Il fait par contre savoir qu’une enquête ouverte en flagrance a été confiée à la direction de la criminalité territoriale (DCT).
Un magistrat du parquet s’est rendu sur les lieux de l’homicide où un important dispositif de police a été déployé jusqu’à tard dans la soirée. Le corps de la victime était encore sur place et la police scientifique effectuait toujours des prélèvements peu après 21h.
Dans son communiqué, la mairie de Marseille assure qu’elle « se tient à la disposition de la justice pour que l’ensemble des faits et circonstances de cet acte soient considérés ».
Une cellule psychologique à La Timone
Âgés de 52, 38 et 22 ans, les trois agents de police municipale qui étaient présents ce jeudi sont « extrêmement choqués ». Ils « ont été orientés vers une cellule psychologique de l’hôpital de la Timone », précise la municipalité à notre rédaction.
Le maire Benoît Payan « rappelle le courage des agents de la police municipale qui font face au danger et assurent au quotidien la sécurité des Marseillaises et des Marseillais ».
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